Programme N°
36452626005
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300
IPP 2026 : du bon usage à la connaissance des effets indésirables (E-Learning)
Session 26.001 :
Du 01/06/2026 au 25/06/2026

Médecins spécialisés en hépato-gastro-entérologie
31 : Bon usage des médicaments
520,60 € (pris en charge par l'ANDPC)
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont commercialisés depuis 1989 et représentent l’une des classes thérapeutiques les plus prescrites en ville et à l’hôpital. Longtemps considérés comme dénués de toute toxicité en raison de leur spécificité d’action au niveau des pompes à protons gastriques, les IPP sont depuis quelques années incriminés dans la survenue d’effets indésirables en rapport, soit avec l’achlorydrie induite, soit avec des effets extra-gastriques. Même si les effets secondaires considérés comme bénins sont les plus fréquents et généralement réversibles à l’arrêt du traitement, des effets plus sévères mais plus rares peuvent, à l'échelle d'une population fortement exposée à ces médicaments, devenir significatifs en termes de santé publique. Au cours de ces dernières années, les communautés médicale et scientifique ont pris la mesure des effets indésirables potentiels d’une classe thérapeutique dont l’efficacité antisécrétoire gastrique et la sécurité d’emploi supposée ont été à l’origine de l’explosion du nombre de prescriptions. Selon la commission de transparence de l’HAS (réévaluation des IPP, 2009), 60% des prescriptions d’IPP réalisées en France sont faites hors autorisation de mise sur le marché (AMM). En milieu hospitalier, le respect des indications, des modalités d’administration et la pertinence des prescriptions d’IPP sont loin d’être parfaits, une large utilisation des IPP ne correspondant pas aux recommandations thérapeutiques en vigueur.
Par ailleurs, la prescription des IPP augmente avec l’âge et plus de 80% des utilisateurs d’IPP au long cours ont plus de 50 ans. Le risque de iatrogénie est bien entendu augmenté dans cette population plus exposée aux comorbidités et polymédications. Une étude récente menée dans une population de sujets âgés de 70 ans et plus hospitalisés a montré que près de 60% des sujets étaient sous IPP à l'admission, l'indication du traitement par IPP n’étant justifiée que chez 52% d'entre eux. De plus, les auteurs précisent que les traitements inappropriés par IPP au long cours pourraient, chez les sujets âgés, augmenter le risque de ré-hospitalisation liée à la survenue d'effets indésirables des IPP.
La prescription d’IPP consiste, comme pour tout autre médicament, à évaluer la balance bénéfice/risque de son administration. Ainsi, le bon usage des IPP regroupe le respect des indications, l’adaptation de la posologie à la dose minimale efficace, la reconsidération du traitement à chaque prescription et fait partie de notre responsabilité médicale permettant de limiter la survenue d’effets indésirables. La connaissance de ces effets peut permettre de les prévenir, de les détecter et de les prendre en charge précocement de façon adaptée.
A la fin de la formation, l’apprenant sera capable de :
Maîtriser le contexte actuel des prescriptions d’IPP et les enjeux de leurs bons usages
Prescrire correctement les IPP
Apprécier les indications de l'AMM, les indications pertinentes et les non indications
Etablir les effets secondaires des traitements par IPP au long cours
Evaluer les risques de la sous prescription
La formation est un programme intégré non présentiel : la FMC se déroule en E-Learning et la partie EPP (Evaluation des Pratiques Professionnelles) se déroule à distance également sur la plateforme de formation du CEFA-HGE avec des outils de communication permettant d’échanger à tout moment entre les apprenants et avec les enseignants.
Le parcours se présente en 3 unités consécutives :
Cette action de DPC concerne les hépato-gastro-entérologues au cours de leur formation continue.
Nos experts vous guident dans votre projet de montée en compétences.
Accessibilité aux personnes en situation de handicap : n'hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions répondre à vos besoins spécifiques
Contactez-nous :
Tél : +33 (0)6 28 68 06 57 secretariatcefa@gmail.com

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont commercialisés depuis 1989 et représentent l’une des classes thérapeutiques les plus prescrites en ville et à l’hôpital. Longtemps considérés comme dénués de toute toxicité en raison de leur spécificité d’action au niveau des pompes à protons gastriques, les IPP sont depuis quelques années incriminés dans la survenue d’effets indésirables en rapport, soit avec l’achlorydrie induite, soit avec des effets extra-gastriques. Même si les effets secondaires considérés comme bénins sont les plus fréquents et généralement réversibles à l’arrêt du traitement, des effets plus sévères mais plus rares peuvent, à l'échelle d'une population fortement exposée à ces médicaments, devenir significatifs en termes de santé publique. Au cours de ces dernières années, les communautés médicale et scientifique ont pris la mesure des effets indésirables potentiels d’une classe thérapeutique dont l’efficacité antisécrétoire gastrique et la sécurité d’emploi supposée ont été à l’origine de l’explosion du nombre de prescriptions. Selon la commission de transparence de l’HAS (réévaluation des IPP, 2009), 60% des prescriptions d’IPP réalisées en France sont faites hors autorisation de mise sur le marché (AMM). En milieu hospitalier, le respect des indications, des modalités d’administration et la pertinence des prescriptions d’IPP sont loin d’être parfaits, une large utilisation des IPP ne correspondant pas aux recommandations thérapeutiques en vigueur.
Par ailleurs, la prescription des IPP augmente avec l’âge et plus de 80% des utilisateurs d’IPP au long cours ont plus de 50 ans. Le risque de iatrogénie est bien entendu augmenté dans cette population plus exposée aux comorbidités et polymédications. Une étude récente menée dans une population de sujets âgés de 70 ans et plus hospitalisés a montré que près de 60% des sujets étaient sous IPP à l'admission, l'indication du traitement par IPP n’étant justifiée que chez 52% d'entre eux. De plus, les auteurs précisent que les traitements inappropriés par IPP au long cours pourraient, chez les sujets âgés, augmenter le risque de ré-hospitalisation liée à la survenue d'effets indésirables des IPP.
La prescription d’IPP consiste, comme pour tout autre médicament, à évaluer la balance bénéfice/risque de son administration. Ainsi, le bon usage des IPP regroupe le respect des indications, l’adaptation de la posologie à la dose minimale efficace, la reconsidération du traitement à chaque prescription et fait partie de notre responsabilité médicale permettant de limiter la survenue d’effets indésirables. La connaissance de ces effets peut permettre de les prévenir, de les détecter et de les prendre en charge précocement de façon adaptée.
A la fin de la formation, l’apprenant sera capable de :
Maîtriser le contexte actuel des prescriptions d’IPP et les enjeux de leurs bons usages
Prescrire correctement les IPP
Apprécier les indications de l'AMM, les indications pertinentes et les non indications
Etablir les effets secondaires des traitements par IPP au long cours
Evaluer les risques de la sous prescription
La formation est un programme intégré non présentiel : la FMC se déroule en E-Learning et la partie EPP (Evaluation des Pratiques Professionnelles) se déroule à distance également sur la plateforme de formation du CEFA-HGE avec des outils de communication permettant d’échanger à tout moment entre les apprenants et avec les enseignants.
Le parcours se présente en 3 unités consécutives :