Programme EPP (format mixte)
36452626009 - Session 26.001
A partir du 30 octobre 2026
N° de programme DPC: 36452626009
Année Civile de participation: 2026
Numéro de Session: 26.001
Numéro d’action DPC: 36452626009
Date Début Cours: 30 octobre 2026
Date Fin Cours: 22 avril 2027
Le contexte de l’action:

Le cancer gastrique (CG) est le 5e cancer le plus fréquent (environ 1 million de nouveaux cas chaque année) au monde et la 4e cause de mortalité par cancer (environ 850 000 décès/an).

Au cours des dernières années, l’incidence du CG diminuait de manière régulière (environ -2%/an), mais les données les plus récentes montrent une résurgence de l’incidence du CG dans les pays occidentaux. Les données épidémiologiques récentes montrent que le CG augmente chez les sujets jeunes aux USA, à un rythme de 2 à 4%/an ces dernières années. De plus, l’accroissement et le vieillissement de la population mondiale font que le nombre de cas de CG est en constante augmentation, et le poids du CG devrait augmenter de 62% à l’horizon 2040, en faisant un sujet d’actualité. En France, les données du réseau FRANCIM regroupant les registres de cancer montrent une augmentation du nombre de cas depuis le milieu des années 2010. Le cancer gastrique est l’une des localisations tumorales ayant le pronostic le plus péjoratif, principalement en raison de la faible proportion de lésions cancéreuses découvertes à un stade superficiel ou localisé, pour lesquels un traitement endoscopique ou chirurgical à visée curative peut être envisagé. Au stade métastatique, la survie globale est inférieure à 10% 5 ans après le diagnostic. 

Le carcinogène principal identifié est H. pylori (classé carcinogène de classe A par l’OMS) qui colonise la muqueuse gastrique dans l’enfance et entraine une gastrite chronique. Cette gastrite chronique peut évoluer chez certains patients vers une succession de lésions précancéreuses (LPG) : atrophie gastrique, métaplasie intestinale, dysplasie de bas et haut grade précédent l’apparition du cancer. A chacune de ces lésions précancéreuses est associé un risque croissant de dégénérescence néoplasique. Cette cascade de carcinogénèse se déroule sur plusieurs années, donnant, à l’instar du modèle de carcinogénèse colique, l’opportunité de dépister et traiter les lésions précancéreuses pour prévenir l’apparition du cancer.

Rôle de l’endoscopie dans le dépistage, la prévention, et la stratification du risque de cancer gastrique

Les données du livre blanc de l’hépato-gastro-entérologie ont montré que la quasi-totalité des médecins de notre spécialité pratiquait l’endoscopie, et qu’environ 1 Million d’endoscopies digestives hautes étaient réalisées en France chaque année. Il s’agit actuellement de la seule modalité de dépistage et de diagnostic des LPG, puisque les autres marqueurs non invasifs (comme le Pepsinogène sérique) ne sont pas disponibles en France. Les études récentes ont montré qu’environ 10% des CG découverts dans les pays occidentaux étaient des cancers d’intervalle (diagnostiqués entre 6 et 36 mois après une endoscopie digestive haute décrite comme préalablement normale), et donc potentiellement évitables. 

Le dépistage organisé à l’échelle de la population est coût-efficace et donc recommandé dans les zones de moyenne (tous les 2-3 ans) ou forte (tous les 5 ans) incidence du CG. La France étant un pays de faible incidence (taux d’incidence standardisé sur l’âge inférieur à 10 pour 100 000 personne-années), il n’y a donc pas d’indication à un dépistage « organisé ». Néanmoins, les dernières recommandations de la société européenne de gastroentérologie (ESGE) préconisent qu’un dépistage « opportuniste » doive être systématiquement réalisé au cours de toute endoscopie digestive haute, en raison de la prévalence des lésions précancéreuses « extensives », estimée aux alentours de 15% en Europe. Toute endoscopie digestive haute, quelle que soit son indication, doit donc être réalisée dans le but de dépister les LPG et stratifier le risque de CG, et doit comporter une analyse en chromoendoscopie virtuelle. En effet, les données de la littérature montrent que la chromoendoscopie virtuelle surpasse l’analyse en lumière blanche seule pour le diagnostic et la caractérisation des lésions précancéreuses gastriques. La chromoendoscopie doit aussi être utilisée pour guider la réalisation des biopsies gastriques, et permet, grâce à l’utilisation de classifications validées (comme le score EGGIM pour Endoscopic Grading of Gastric Intestinal Metaplasia) de stratifier les patients selon leur risque de CG, et donc d’adapter le suivi. Les nouvelles recommandations sur la prise en charge des LPG et du cancer superficiel de l’estomac édictées par l’ESGE préconisent que les endoscopistes doivent être formés à la sémiologie endoscopique digestive haute.

Enfin, l’ESGE a récemment actualisé les critères qualité de l’endoscopie digestive haute, et plusieurs concernent le dépistage des lésions gastriques telles que : l’utilisation de scores de visibilité, le respect des recommandations MAPSIII pour le diagnostic et la surveillance des lésions précancéreuses de l’estomac, et l’actualisation du temps d’examen. 

Nécessité et efficacité des programmes de formation à la sémiologie endoscopique du tube digestif haut

Outre l’importante proportion de cancer d’intervalle manqués décrits ci-dessus, plusieurs études ont montré le manque de performance des endoscopistes pour diagnostiquer de manière adéquate les lésions précancéreuses de l’estomac. Ce constat est particulièrement vrai dans les pays occidentaux où les endoscopistes sont moins familiers vis à vis de ce type de lésions. Une étude Européene a montré un taux de reconnaissance de 48,5% pour la gastrite atrophique et de 16,3% pour la métaplasie intestinale. Une autre étude menée en France a montré qu’il n’existait aucune corrélation (coefficient kappa = 0.00) entre l’aspect endoscopique et le résultat de l’anatomopathologie. Dans cette étude, environ 20% des endoscopies étaient décrites comme macroscopiquement normale alors que l’anatomopathologie montrait des lésions précancéreuses gastriques. Par ailleurs, une étude montré que les recommandations relatives à la surveillance  des lésions précancéreuses n’était respectées que dans la moitié des cas, soulignant les besoins de formation tant les écarts entre les recommandations et leur application en pratique sont importants.

Les programmes de formation dédiés à l’amélioration de la qualité de l’endoscopie digestive haute ont montré leur intérêt sur les indicateurs qualité et les performances diagnostiques des endoscopistes. Une étude prospective portant sur l’analyse de plus de 2700 procédures a montré que l’adhésion au protocole de biopsies des LPG préconisé par l’ESGE augmentait de manière significative (de 52% à 91%, p<0.007) de même que l’utilisation d’une terminologie standardisée (de 24 à 68%, p<0.001) ainsi que la détection de la gastrite à H. pylori (5.5% à 8.8%, p=0.003). D’une manière intéressante, ces résultats ont été obtenus avec une formation courte (1 heure de cours sur les critères qualité et la détection des lésions précancéreuses) et démontre l’importance du bénéfice y compris sur des programmes d’enseignement de courte durée. 

Les objectifs pédagogiques:

A la fin de la formation, l’apprenant sera capable de : 

  1. Identifier et appliquer les critères de qualité de l’endoscopie digestive haute conformément aux recommandations européennes en vigueur.
  2. Connaître l’histoire naturelle de l’évolution des lésions précancéreuses et de la carcinogénèse gastrique.
  3. Connaître la sémiologie endoscopique des principales lésions précancéreuses rencontrées en pratique courante (polypes, conditions précancéreuses, infection à H. pylori).
  4. Connaître les modalités de prise en charge diagnostique et thérapeutique des lésions précancéreuses.
  5. Connaître les modalités de surveillance des lésions précancéreuses gastriques et des cancers gastriques précoces.
Déroulé pédagogique:

La formation se déroule en présentiel et sur la plateforme de formation du CEFA-HGE avec des outils de communication permettant d’échanger à tout moment entre les apprenants et avec les enseignants. Le parcours se présente en 4 parties consécutives :

  1. La première unité correspond à un premier relevé d’indicateurs sur la thématique choisie du 30 octobre au 19 novembre 2026.

  2. La deuxième unité correspond à l’analyse des premiers relevés et à la transmission des bonnes pratiques et l’établissement d’un plan d’amélioration au cours d'une session PRESENTIELLE qui aura lieu le 19 NOVEMBRE 2026, pendant VIDEODIGEST.

  3. Les troisième et quatrième unités sont une évaluation des pratiques professionnelles avec la poursuite de la méthode « suivi d’indicateurs », qui sera réalisée avec une application en ligne pour faciliter les mesures et les retours d’information.
Tarif: 627 € (pris en charge par l'ANDPC)
Cours en vedette: Non
FMC présentielle & TCS en ligne 
36452626006 - Session 26.001
du 19 novembre au 07 décembre 2026
Temps total prévu sur le cours: 300
N° de programme DPC: 36452525055
Année Civile de participation: 2025
Numéro de Session: 25.001
Numéro d’action DPC: 36452626006
Date Début Cours: 19 novembre 2026
Date Fin Cours: 7 décembre 2026
Prérequis pour participer: Cette action de DPC concerne les hépato-gastro-entérologues au cours de leur formation continue.
Le public ciblé: Hépato-gastro-entérologues
Orientation visée: OP 224 : Bonnes pratiques des examens en endoscopie digestive
Le contexte de l’action:

Les examens par capsule endoscopique de l’intestin grêle sont une référence en termes de diagnostic pour l’intestin grêle depuis les années 2000, dans des indications comme l’anémie inexpliquée, les saignements digestifs inexpliqués, les maladies inflammatoires de l’intestin, et certaines pathologies génétiques comme la maladie de Peutz Jeghers. Chaque année en France, près de 24 000 capsules endoscopiques de l’intestin grêle et du côlon sont réalisées, par les nombreux centres équipés, compte tenu de l’importance clinique de cette technologie. Certains centres, experts, font plus de 200 capsules par an mais une majorité de centres réalisent cet examen moins de 50 fois par an, ce qui nécessite une formation régulière aux indications, contre-indications, risques et à l’interprétation des images. La SFED réalise de façon régulière des formations sur la capsule du grêle et du côlon, beaucoup moins depuis 2020 et la période COVID. Il est donc encore nécessaire de compléter la formation des médecins pratiquant la capsule endoscopique, et la formation réalisée par la SFED sur cette session présentielle est particulièrement appréciée depuis plusieurs années avec des retours très positifs des participants. Elle a pour objectif i) d’apporter des éléments scientifiques novateurs comme l’évaluation de l’intelligence artificielle et ii) de maintenir à jour les compétences très pratiques concernant l’utilisation de ces examens non invasifs. Le sujet de cette année va s’orienter sur la principale cause de saignements digestifs provenant de l’intestin grêle, les lésions vasculaires de l’intestin grêle. Plusieurs questions cliniques pertinentes sont à aborder : i) ces lésions sont multiples (angiodysplasies, hémangiomes) et ont donc une physiopathologie différente qu’il faut expliquer (1° intervention). ii) de très nombreux patients sont traités par différentes méthodes de coagulation ou de sclérose chaque année, sans qu’il soit évalué de façon scientifique si ces traitements ont ou non un effet sur l’histoire naturelle du saignement (intervention 2) ; iii) l’intelligence artificielle a été bien évaluée pour aider au diagnostic de ces lésions vasculaires, mais la question de faire totalement confiance à cet outil pour lire le film de capsule reste une question mal clarifiée, et toutes les marques de capsule ont des systèmes différents. Nous utiliserons aussi plusieurs cas cliniques importants pour aide à cette réflexion et un quizz concernant la pertinence des lésions terminera la séance.

Les objectifs pédagogiques:
  1. Identifier la nature anatomopathologique et la physiologie des anomalies vasculaires de l’intestin grêle et du tube digestif.
  2. Intégrer les différentes modalités de traitement des lésions vasculaires de l’intestin grêle et leur niveau de preuve scientifique.
  3. Comprendre la pertinence des images vasculaires de l’intestin grêle et les classer en utilisant une classification simple.
  4. Comprendre l’intérêt et l’utilisation adaptée de l’intelligence artificielle en fonction du type de capsule utilisée.
Déroulé pédagogique:

Unité 1

  • Typologie : Formation continue
  • Méthode : Formation continue
  • Présentiel
  • Nombre d’heure(s) présentielle(s) : 3

Unité 2

  • Typologie : Evaluation des pratiques professionnelles
  • Méthode : Test de concordance de script (TCS) 
  • Non présentiel
  • Nombre d'heure(s) connectée(s) : 1

Unité 3

  • Typologie : Evaluation des pratiques professionnelles
  • Méthode : Test de concordance de script (TCS) 
  • Classe virtuelle = le 7 DECEMBRE 2026 à 18h00
  • Nombre d'heures classe virtuelle : 2
Tarif: 524.40 € (pris en charge par l'ANDPC)
Cours en vedette: Non
Programme Intégré E-Learning
36452626001 - Session 26.002
A partir du 14 septembre 2026
Temps total prévu sur le cours: 600
N° de programme DPC: 36452626001
Année Civile de participation: 2026
Numéro de Session: 26.002
Numéro d’action DPC: 36452626001
Date Début Cours: 11 mai 2026
Prérequis pour participer: Cette action de DPC est proposée pour tous les gastroentérologues exerçants.
Le public ciblé: Médecins Hépato-gastro-entérologues
Orientation visée: 224 : Bonnes pratiques des examens en endoscopie digestive
Le contexte de l’action:

En France, le cancer colorectal se situe au 3ème rang (20% de tous les cancers) après le cancer de la prostate et celui du sein (1). Le nombre de nouveaux cas estimés en 2018 était de 43 000 cancers colorectaux avec 65% de localisation colique (1). Il représentait la 2ème cause de mortalité par cancer avec 17 000 décès en 2018. Tous stades confondus, la survie à 5 ans du cancer du côlon est d’environ 63% (1) . On estime que 60-80% des CCR se développent à partir d’une tumeur bénigne ou polype (adénomateuse ou festonnée). La transformation d’un adénome vers un CCR invasif (séquence adénome-cancer) s’effectue sur une période de plusieurs années, classiquement 10 à 15 ans, parfois plus rapidement pour la voie festonnée (2–4).

La qualité des comptes-rendus de la coloscopie 

La coloscopie, à la fois outil diagnostique et thérapeutique, est un gold-standard pour la détection et l’exérèse des adénomes colorectaux et des CCR à un stade précoce. L’exérèse complète des lésions précancéreuses adénomateuses est associée à une diminution de l’incidence et de la mortalité spécifique du CCR (5-6-7) Deux études Françaises récentes ont montré que les comptes rendus des coloscopies n’étaient pas complets dans environ 1/3 des cas (8, 9 ).  Dans un premier travail l’objectif était de décrire la qualité du compte-rendu de coloscopie dans une population de sujets à risque moyen de CCR participant au programme Parisien de dépistage organisé du cancer colorectal par FIT entre 2015 et 2018. La population finale de l’étude était de 4001 coloscopies. Dans ce travail, les comptes-rendus de coloscopie étaient considérés comme satisfaisants dans 73,6%. Dans une deuxième étude de Noel et al. ( 9), portant sur la qualité du compte-rendu de coloscopie dans le cadre du dépistage du cancer colo-rectal du Finistère, 64,2% des comptes rendus étaient jugés comme satisfaisants. La description des lésions n’était pas optimale, la taille des lésions était décrite dans   86 %, la forme dans 63%, la terminologie standard adaptée dans 2,5 %. D’autre part, certains éléments étaient peu souvent renseignés, l’évaluation de la qualité de la préparation par le score de Boston (58%), le temps de retrait du coloscope (8%), la preuve écrite de l’atteinte du bas fond-caecal (62%). 

Cependant, le score de boston est le critère de qualité per opératoire le plus important. La préparation colique doit permettre une visualisation optimale de la muqueuse sur la totalité du cadre colique. On utilise généralement une échelle visuelle pour évaluer la propreté du côlon. Les critères de qualité per-opératoires les plus importants sont : le temps de retrait moyen, la complétude de la coloscopie (visulaisation du caecum) et la description précise des polypes. Le temps de retrait moyen supérieur à 6 mn est un critère de qualité pour la détection des polypes recto-coliques. Il a été montré que si le temps de retrait était inférieur à 6 mn , le risque d’adénome manqué et de cancer d’intervalle augmentaient. Le taux de coloscopie complète menée jusque dans le caecum est également un critère de qualité de la coloscopie, il doit en principe atteindre un taux moyen de 90%.

Indication des coloscopies pour la surveillance après polypectomie

Afin d’améliorer la prise en charge du dépistage du CCR et de la surveillance des patients après un polypectomie, les sociétés savantes françaises et européennes ont publié des recommandations (10 ,  11).  Ces recommandations définissent l’intervalle des coloscopies en fonction des données de la coloscopie ( taille et nombre des polypes) mais également de l’analyse histologique des polypes ( présence ou non de dysplasie de haut grade et de contingent villeux). 

Une étude récente a analysé le niveau de connaissance du dépistage du CCR dans une cohorte nationale de médecins américains et a montré que seuls 22 % et 37 % d'entre eux ont répondu correctement à toutes les questions relatives au dépistage et à la surveillance, respectivement ( 12). Une autre étude a fait état de lacunes dans le respect des recommandations en matière de surveillance chez les gastro-entérologues américains, 40 % d'entre eux n'ayant pas répondu correctement à des scénarios cliniques hypothétiques. Fait remarquable, 12 % des gastroentérologues ont admis avoir des difficultés à se souvenir des recommandations (13). Les technologies mobiles jouent un rôle important et croissant dans les soins aux patients et pourraient contribuer à atténuer ces lacunes ( 14 ). En fait, près de 90 % des participants à une étude antérieure ont déclaré qu'ils utiliseraient une application sur smartphone pour les aider à formuler des recommandations appropriées et conformes aux lignes directrices pour le dépistage et la surveillance du cancer colorectal (12 ). Une étude récente publiée en 2025 (15) a montré qu’une application mobile de dépistage et de surveillance du cancer colorectal a été remarquablement acceptée et adoptée par les professionnels de santé. La mise en œuvre correcte des recommandations actualisées, facilitée par l'utilisation de l'application médicale , pourrait considérablement réduire le nombre de coloscopies de dépistage et de surveillance post-polypectomie inutiles, et aider à d'identifier les patients à haut risque qui nécessitent une surveillance intensive (15 ). En effet, une surveillance trop rapprochée peut être à l’origine d’une difficulté d’accès aux soins pour d’autres patients, d’une augmentation des coûts de santé, mais peut surtout exposer le patient à des risques injustifiés. A l’inverse, un contrôle endoscopique trop tardif exposerait le patient à un risque augmenté de cancer d’intervalle. 

Évaluation de la performance de la coloscopie par le gastroentérologue. 

Le taux de détection des adénomes (TDA), représentant le pourcentage de coloscopies avec au moins un adénome retrouvé, quelle que soit sa taille, est considéré comme l’un des meilleurs marqueurs de performance individuelle d’un endoscopiste puisqu’il a été montré qu’il était inversement proportionnel au risque de PCCRC (16 ,17) et au risque de mortalité par CCR (17,18 ). La constatation que le risque de cancer colo-rectal d’intervalle était opérateur-dépendant a conduit de nombreux pays, en particulier le Royaume-Uni (19 ) et les Pays-Bas (20 ), à mettre en œuvre des programmes d’assurance qualité avec pour objectif d’améliorer le niveau de qualité et de sécurité des coloscopies. 

Les objectifs pédagogiques:

A la fin de la formation, l’apprenant sera capable de : 

  1. Identifier et appliquer les critères de qualité per-opératoires de la coloscopie conformément aux recommandations en vigueur (préparation colique, complétude caecale, temps de retrait).
  2. Analyser la pertinence des indications et des délais de coloscopie de surveillance post-polypectomie en référence aux recommandations SFED et internationales.
  3. Décrire de manière standardisée et complète les polypes colorectaux dans le compte rendu de coloscopie (taille, forme, localisation, aspect histologique), en utilisant les classifications reconnues.
  4. Évaluer la qualité des comptes rendus de coloscopie au regard des critères de qualité définis par les sociétés savantes.
  5. Utiliser un outil informatique dédié pour le recueil, l’analyse et le suivi des indicateurs de qualité et de performance de la coloscopie.
Déroulé pédagogique:

La formation se déroule en présentiel et sur la plateforme de formation du CEFA-HGE avec des outils de communication permettant d’échanger à tout moment entre les apprenants et avec les enseignants. Le parcours se présente en 4 parties consécutives : 

  1. La première unité correspond à un premier relevé d’indicateurs sur la thématique choisie.
  2. La deuxième unité correspond à l’analyse des premiers relevés et à la transmission des bonnes pratiques et l’établissement d’un plan d’amélioration.

  3. et 4. Les troisième et quatrième unités sont une évaluation des pratiques professionnelles avec la poursuite de la méthode « suivi d’indicateurs », qui sera réalisée avec une application mobile pour faciliter les mesures et les retours d’information.
    La 4ème unité est réalisée à distance afin de vérifier les bonnes mesures dans les pratiques.

Tarif: 798€
Cours en vedette: Non